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Critique d’album : "Childhood Memories" par Levi Sap Nei Thang

  • Photo du rédacteur: CHARLES
    CHARLES
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Avec "Childhood Memories", sorti le 1er janvier 2026, Levi Sap Nei Thang ouvre un album de souvenirs profondément personnel et invite les auditeurs à y entrer. À travers quinze chansons, elle transforme des fragments de son enfance en paysages sonores vivants, façonnés par l’amour, les épreuves, la foi et une résilience silencieuse. Cet album ne se contente pas de se souvenir du passé : il lui donne une voix. Il y a quelque chose de particulièrement fort à dévoiler un projet aussi intime au tout début de l’année. Alors que beaucoup se précipitent vers l’avenir, Thang choisit de regarder en arrière avec douceur et sincérité nous rappelant que grandir commence par comprendre d’où l’on vient. L’album ressemble à une pause avant l’élan, un moment d’ancrage qui rend le pas suivant plus conscient et plus profond.


Plutôt que de s’appuyer uniquement sur la nostalgie, "Childhood Memories" se distingue par la richesse de ses détails. Les chansons sont presque tangibles: des chemins de village poussiéreux, de longues marches sous un ciel lourd, des radios qui bourdonnent dans des lieux partagés, des lampes à pétrole éclairant des cahiers d’école. Ces souvenirs ne sont pas lointains ils sont présentés avec une clarté émotionnelle et une élégance saisissantes. Plusieurs morceaux placent la famille au cœur émotionnel de l’album. Les parents ne sont pas idéalisés, mais montrés tels qu’ils sont : travailleurs, dévoués, aimants d’une manière discrète et constante. Des titres comme « PaPa » et « Sunday » dégagent unrespect profond, né de la gratitude plutôt que de la simple sentimentalité.


La foi traverse également l’album, non pas comme un discours, mais comme une présence stable ayant façonné son monde intérieur. Ce qui rend l’album particulièrement marquant, c’est son ampleur émotionnelle. La joie côtoie la tristesse; l’innocence rencontre la douleur précoce. Des morceaux comme « Gum & Sweet » et « Fishing Trip » rayonnent d’une chaleur ludique, tandis que « Oil Lamp » et la chanson de clôture, « I Was Bullied », affrontent les difficultés sans détour. Cette dernière impressionne par son courage: elle refuse l’amertume, choisit la vérité et reprend possession de sa force.


Sur le plan musical, l’album privilégie le récit plutôt que l’excès. Les mélodies soutiennent les paroles sans chercher à les dominer, laissant les histoires guider l’écoute. Cette retenue donne au disque toute sa sincérité : il paraît vécu, authentique, jamais artificiel. "Childhood Memories" est bien plus qu’un retour sur le passé : c’est une affirmation d’identité. Levi Sap Nei Thang s’y révèle non seulement comme chanteuse, mais comme narratrice de l’expérience humaine consciente que ce sont souvent les plus petits moments qui laissent les empreintes les plus durables. Un album pour tous ceux qui ont déjà regardé en arrière pour mieux avancer… et qui y ont trouvé du sens.




écrivain: Charles

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