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Critique de “Angel Raphael’s Touch” par Karen Salicath Jamali

  • Photo du rédacteur: CHARLES
    CHARLES
  • 7 août 2025
  • 2 min de lecture

Angel Raphael’s Touch” de Karen Salicath Jamali ne se contente pas de jouer il plane, comme une respiration retenue dans un moment sacré. Le morceau se déploie tel un appel spirituel, façonné non dans le tumulte, mais dans la révérence, comme si chaque note était murmurée depuis un royaume invisible. Il ne cherche pas à impressionner ; il est immobile, rayonnant, profondément ressenti. Plutôt que de s’imposer, la pièce vous invite à un voyage intérieur, ouvrant un chemin non vers le divertissement, mais vers l’abandon émotionnel. Le talent de Jamali réside dans sa retenue ; ce qu’elle choisit de ne pas dire compte autant que ce qu’elle joue. Il y a dans ce piano une pureté qui défie les genres et les tendances. La mélodie ne semble pas composée, mais transmise, comme un message gravé dans la lumière discret mais inoubliable. Les notes s’épanouissent et s’effacent comme des fleurs fragiles au vent, jamais pressées, jamais forcées.


Le silence entre les phrases devient un personnage à part entière, murmurant un langage que seule l’âme peut comprendre. À chaque accord, Karen façonne une atmosphère légère où le temps ralentit et la conscience s’aiguise. Bien plus qu’une simple ambiance, la pièce palpite d’une émotion invisible. Elle ne tire pas sur vos cordes sensibles elle respire avec elles. On ressent l’influence de quelque chose de plus grand, l’énergie même évoquée par le titre : le toucher guérisseur de l’archange Raphaël. Et pourtant, il n’y a ici aucun dogme, seulement une profonde compassion. La musique semble connaître vos blessures, même si vous les ignorez vous-même, et offre un réconfort non pas en apportant des réponses, mais en étant simplement là. C’est une forme d’empathie spirituelle traduite en son. Sans jamais basculer dans le drame ni le crescendo, “Angel Raphael’s Touch” accomplit quelque chose de rare il reste.


Bien après la dernière note, son écho persiste en vous, comme l’encens qui flotte encore dans une chapelle silencieuse. L’approche minimaliste de Jamali devient une force, affinant chaque nuance et élevant chaque silence au rang de moment sacré. Ce n’est pas une performance que l’on écoute, c’est un espace que l’on partage un lieu de guérison, de silence, et d’attention sacrée. Dans un monde accro à la vitesse et au spectacle, Karen Salicath Jamali ose offrir la simplicité et la profondeur. “Angel Raphael’s Touch” n’est pas une musique que l’on consomme c’est une musique que l’on reçoit. Une prière sous forme de piano, qui laisse toute distraction à la porte. Et dans cet échange délicat entre l’artiste, l’auditeur, et le divin, quelque chose de rare se produit : on se souvient comment ressentir… avec douceur.



écrivain: Charles

 
 
 

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