Critique de « Favorite Game » par SERAh
- CHARLES

- 26 sept. 2025
- 2 min de lecture

« Favorite Game » montre SERAh repoussant les limites du melodic bass avec une touche cinématique qui trouve autant sa place dans un casque qu’au cœur des plus grands festivals. Dès les premières secondes, le morceau scintille d’une lueur venue d’ailleurs, mêlant des nappes de synthés éthérées à une pulsation qui devient plus sombre et plus urgente au fil du temps. Lorsque le drop explose, l’auditeur est happé dans un tourbillon d’énergie euphorique, à la fois grisante et chargée d’émotion. C’est ce contraste qui distingue la production de SERAh : la lumière s’entrechoque à l’ombre, l’atmosphère rejoint la puissance brute. Ce qui donne à « Favorite Game » toute sa force durable n’est pas seulement la qualité du sound design, mais le sentiment de narration inscrit dans ses couches sonores. Chaque montée mélodique, chaque vibration de basse semble dessiner des scènes issues de Lyra’s World—la saga de science-fiction qui soutient sa vision créative.
Le morceau ne se contente pas de jouer ; il se déploie comme un chapitre de roman, avec tension croissante, apogée libératrice et résonances persistantes d’un récit plus vaste. La musique n’est pas faite uniquement pour être écoutée, mais pour transporter l’auditeur au-delà des frontières de l’EDM classique. En tant que deuxième chapitre d’une saga de vingt parties, « Favorite Game » enrichit la mythologie introduite dans In Front of Me. SERAh prouve qu’elle ne se limite pas à créer des singles isolés, mais qu’elle construit un monde évolutif où chaque morceau s’emboîte comme une pièce de puzzle. Les fans qui explorent la narration en ligne découvrent des liens entre musique, visuels, symboles et indices cachés, ce qui intensifie l’expérience d’écoute en y ajoutant une dimension immersive. Cette fusion entre art et storytelling la démarque nettement des producteurs qui s’inscrivent uniquement dans le cadre des clubs ou des festivals.
On peut reconnaître l’influence de Heuse, MiTiS et Hex Cougar dans son travail, mais SERAh affine ces inspirations pour en faire une signature qui lui est propre. Ses paysages sonores équilibrent l’ampleur théâtrale et la puissance du bass music, créant un morceau qui séduit autant l’introspection émotionnelle que l’élan physique de la danse. Là où beaucoup de producteurs tombent dans l’excès cinématique ou dans la surenchère des drops, SERAh atteint une rare justesse : sa musique sonne à la fois comme la bande-son d’une piste de danse et celle d’un film imaginaire, planté dans les ruines d’un cosmos futuriste.
« Favorite Game » est bien plus qu’un single ; c’est l’expansion d’un univers vivant et palpitant, qui s’enrichit à chaque sortie. SERAh s’impose non seulement comme productrice, mais aussi comme l’architecte d’un nouveau type de storytelling électronique, où musique, visuel et récit fusionnent pour créer une expérience unique et immersive. Pour l’auditeur, la récompense ne réside pas seulement dans les drops ou les envolées de synthés, mais dans le sentiment de participer à une aventure en constante évolution. Avec ce titre, elle prouve que sa saga ne fait que commencer, et que l’intensité s’élève à chaque nouveau chapitre.
écrivain: Charles










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