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Critique de « I Don’t Need To Say » et « Eyes Wide Shut » par The New Citizen Kane

  • Photo du rédacteur: CHARLES
    CHARLES
  • 16 oct. 2025
  • 3 min de lecture

L’artiste londonien énigmatique The New Citizen Kane, alias Kane Luke, entre dans une nouvelle phase créative avec deux singles saisissants « I Don’t Need To Say » et « Eyes Wide Shut » annonciateurs de son prochain album Psychedelika Pt. 1, prévu pour le 28 novembre via Citizen Records. Si son précédent projet, The Tales of Morpheus, célébrait l’ivresse rêveuse des premiers élans amoureux, ce nouveau chapitre plonge plus profondément dans l’équilibre fragile entre fantasme et désillusion, entre ce que l’amour promet et ce qu’il révèle finalement. Le résultat est une expérience sensorielle immersive, une exploration des émotions humaines dans leur forme la plus nue et la plus sincère. « I Don’t Need To Say » ouvre ce voyage tel un lever de soleil lent qui réchauffe un horizon glacé. La voix de Kane, à la fois retenue et pleine d’âme, incarne la sérénité d’un amour qui n’a plus besoin de grandes déclarations.


Le morceau scintille de synthés soyeux, de percussions cristallines et de basses profondes qui pulsent comme un battement de cœur la sonorité même du réconfort et de la complicité entre deux êtres qui ont déjà tout dit. L’élégance réside ici dans la simplicité : la chanson ne force jamais l’émotion, elle laisse parler le silence et la présence. C’est comme rester immobile tandis que le monde tourne encore, parfaitement satisfait d’exister dans cet instant suspendu. Ce qui frappe le plus, c’est la confiance émotionnelle qui émane du titre. Kane Luke ne cherche pas le spectaculaire il cherche la vérité. La production respire avec lui, se dilatant et se contractant comme des poumons emplis de lumière. Chaque couche sonore semble réfléchie, dessinant un subtil équilibre entre retenue et libération. Cette maturité marque l’évolution de l’artiste : il ne cherche plus la connexion, il la vit pleinement. The New Citizen Kane capture cette paix rare qui naît quand l’amour ne dépend plus du paraître, mais de la présence.


Puis, avec « Eyes Wide Shut », le sortilège se brise ou peut-être s’approfondit. Ce second single nous plonge dans les ténèbres, là où le désir devient labyrinthe. La voix de Kane, sombre et magnétique, fend un brouillard dense de synthés et de rythmes trip-hop. Il y a du danger dans chaque note, une sensation d’être attiré vers quelque chose dont on ne veut pas vraiment s’échapper. C’est l’équivalent sonore d’une lumière vacillante sur du velours et de la fumée : sensuel, troublant, et terriblement vivant. On y perçoit des échos de Depeche Mode et Massive Attack, mais Kane impose sa propre intensité lyrique, intime et viscérale. Les paroles frappent par leur honnêteté : ce n’est pas le côté pur de l’amour, mais celui où le déni devient un plaisir en soi. « Eyes Wide Shut » parle de voir la vérité tout en feignant de l’ignorer cette belle autodestruction qui naît du désir pour ce qui blesse. Kane tisse cette tension à travers chaque battement, créant un rythme presque organique, comme si la tentation respirait tout près.

C’est hypnotique et déroutant à la fois, un miroir sonore des dualités de la passion. Ensemble, ces deux singles forment une étude du contraste la lumière et l’ombre, la tendresse et la tentation. Ils constituent le noyau émotionnel de Psychedelika Pt. 1, un projet qui promet d’explorer les zones floues entre clarté et confusion, entre le visible et le ressenti. The New Citizen Kane se tient à l’intersection de la vulnérabilité et de l’artifice, créant des paysages sonores qui brillent de vérité tout en flirtant avec l’illusion. « I Don’t Need To Say » et « Eyes Wide Shut » ne sont pas simplement des chansons ; ce sont deux miroirs reflétant les faces opposées d’une même âme la preuve que Kane Luke ne se contente pas de faire de la musique, mais qu’il cartographie la psychologie de l’amour moderne avec des couleurs aussi vives que lumineuses.




écrivain: Charles

 
 
 

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