top of page

Critique de “PS“ par Anton Anrén

  • Photo du rédacteur: CHARLES
    CHARLES
  • 7 août 2025
  • 2 min de lecture

Il y a dans la voix d’Anton Anrén une clarté qui transperce le bruit ambiant comme un rayon de soleil à travers le brouillard, et dans son dernier single “PS”, cette clarté devient le message tout entier. Originaire de Stockholm, Anton entre avec assurance dans la lumière avec une chanson qui ne se contente pas de parler elle affirme. Co-produite avec Alex Papadimas (APEZ), PS est une pièce pop élégante, au cœur audacieux et au fini moderne et précis. C’est le son de quelqu’un qui en a fini avec les explications interminables et qui choisit l’honnêteté comme seul guide. La production est épurée mais maîtrisée, laissant le poids des paroles porter l’ensemble. Construite autour de nappes de synthé pulsées et de touches discrètes de guitare, la chanson avance avec détermination comme une virée en voiture sur une route déserte, vitres baissées, passé derrière soi. Elle ne se précipite jamais, mais ne traîne pas non plus.


Tout dans “PS” semble pensé, de l’interprétation vocale sans filtre aux rythmiques minimales qui résonnent avec intention plus qu’avec fioriture. Sur le plan des paroles, “PS” parle de vivre sans chaînes. C’est le dernier mot d’une longue lettre, le soupir final après une conversation difficile, la ligne tracée dans le sable. Il n’y a ici aucun doute, aucune hésitation. Dis-le, crois-le, avance pourrait être la devise tacite du morceau, et Anton incarne cette philosophie avec finesse. L’absence de regret est palpable ce n’est pas de l’arrogance, c’est de la liberté. Et cette sensation de délivrance est terriblement contagieuse. Dans les coulisses, il est évident qu’Anton et APEZ partagent une belle alchimie. Leur collaboration ne sonne pas seulement professionnelle elle est vibrante. On sent une vision commune, une confiance dans le message et dans l’autre.


Il n’est pas étonnant que des acteurs majeurs de l’industrie, comme le sous-label ADA de Warner, commencent à prêter attention. Mais ce qui frappe le plus, c’est qu’Anton ne compte pas sur les maisons de disques : il trace son propre chemin, et “PS” en est la preuve sonore. Dans un monde où les artistes cachent souvent leurs émotions derrière des métaphores ou des couches de production, Anton Anrén fait le contraire. Il dépouille tout et livre quelque chose de sincère, direct et percutant. “PS” n’est pas qu’une chanson, c’est un instant de lucidité émotionnelle condensé en trois minutes et demie. Un rappel rafraîchissant que parfois, le meilleur moyen d’être entendu, c’est de dire exactement ce qu’on pense et de laisser l’écho faire le reste.



écrivain: Charles

 
 
 

Commentaires


©2024  Mélodie Maven

bottom of page