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Critique de « Sweet Foxhound » par The House Flies

  • Photo du rédacteur: CHARLES
    CHARLES
  • 26 sept. 2025
  • 2 min de lecture

« Sweet Foxhound », le nouveau single de The House Flies, ressemble à une plongée dans un rêve nocturne où la menace et la beauté avancent côte à côte. Les guitares s’enroulent comme de la fumée autour de la pulsation de la basse, tandis que la batterie tranche avec une insistance régulière, offrant au morceau un mouvement incessant. La voix surgit comme un murmure dans le brouillard mesurée, spectrale, teintée d’inquiétude. C’est une chanson qui séduit par sa mélodie tout en troublant, maintenant sa tension vivace de la première note jusqu’au dernier écho. Cette sortie marque aussi un moment charnière pour la formation du groupe. L’arrivée de Burnie Eckardt à la guitare apporte une intensité plus tranchante et plus vaste, enrichissant leur son sans en altérer l’identité. Son jeu s’entrelace parfaitement avec la guitare et le chant d’Alex Riggen, ajoutant une profondeur sonore et construisant une atmosphère plus immersive.


La chimie entre ce quatuor élargi suggère que The House Flies ne se contentent pas de peaufiner leur son : ils ouvrent la voie vers un territoire plus sombre et plus ambitieux. Ce qui rend « Sweet Foxhound » si captivant, c’est son équilibre entre immédiateté et atmosphère. Une urgence brute anime le rythme, mais le morceau ne se précipite jamais chaque phrase se déploie comme une séquence d’un film plus vaste. Des ombres s’étirent dans son paysage sonore, mais en leur sein scintille une mélodie qui persiste comme un rêve à moitié oublié. Cette tension entre beauté et menace incarne l’essence même de The House Flies, ici distillée avec précision. Le contexte renforce encore l’impact du morceau. Né initialement durant les sessions de Mannequin Deposit, « Sweet Foxhound » garde des traces de l’intensité créative de cette époque tout en indiquant une nouvelle direction.

Son remaniement et sa sortie finale témoignent de la volonté du groupe de laisser chaque chanson mûrir jusqu’à sa pleine réalisation. Loin d’être un simple vestige, ce titre fait office de passerelle nécessaire reliant les expérimentations passées à l’avenir plus sombre et plus lourd qu’annonce le groupe. Pris isolément, « Sweet Foxhound » s’impose par ses mérites ombrageux, mais il laisse aussi entrevoir la suite. The House Flies ont déjà prouvé leur capacité à créer une musique immersive, troublante et étrangement addictive. Avec un nouvel album en préparation et un son de plus en plus dense, ce single annonce que le groupe entre dans sa phase la plus audacieuse et la plus intransigeante. Si ce morceau en est le présage, la tempête à venir sera immanquable.




écrivain: Charles

 
 
 

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