“My Alma Latina” par Michellar
- CHARLES

- 7 août 2025
- 2 min de lecture

“My Alma Latina” de Michellar n’est pas simplement une introduction à une nouvelle artiste c’est la révélation d’une voix façonnée par des continents, des cathédrales et des berceuses chantées autour de la table familiale. Son premier EP éclot comme un lever de soleil sur la baie de San Francisco, illuminé par des souvenirs portés à travers les générations de son héritage espagnol et philippin. Dès la première note, une intimité magnétique s’installe : on n’écoute pas simplement des chansons, on entre dans un autel personnel d’identité, de spiritualité et de rythme. Chaque morceau vibre d’émotion vécue, non pas comme une performance, mais comme une prière brute, profonde et sincère. Le morceau d’ouverture, “Ave Maria”, réinvente un hymne sacré avec une intensité douce, mêlant une production moderne à des cadences traditionnelles. Ce n’est pas une reprise c’est une réappropriation. La voix de Michellar s’élève comme de l’encens au-dessus d’une guitare acoustique et de chœurs résonnants, enveloppant l’auditeur dans un paysage sonore à la fois céleste et ancré.
C’est un début audacieux, mais qui définit d’emblée la mission de l’EP : mêler le sacré au sensuel, le passé au présent. Avec “Samba with Me”, le tempo change pour laisser place à une célébration joyeuse, une invitation portée par l’énergie vibrante d’un carnaval. La percussion est précise, la ligne de basse danse, et la voix de Michellar devient espiègle, presque charmeuse, entremêlant des phrases en portugais aux couplets anglais comme un fil de soie. Le rythme fait bouger, mais les paroles maintiennent un lien profond c’est une fête qui a du sens. Ici, Michellar montre que l’héritage n’est pas seulement une révérence, c’est aussi la fête, le rire et la liberté de mouvement. Puis vient “The Deep”, une ballade introspective qui jette l’ancre émotionnelle. Enregistrée à Londres avec des arrangements de cordes subtils, la chanson est un océan sonore des échos de nostalgie tournent autour d’une voix chargée de douleur et d’honnêteté.
On ressent la distance entre les êtres chers, le poids des mots jamais dits, le chagrin hérité de la diaspora. Ce n’est pas une lamentation c’est une méditation. La production de Lloyd Miller ne domine jamais ; elle sublime, laissant la vulnérabilité de Michellar briller dans le silence entre les notes. Quand “My Alma Latina” touche à sa fin, il ne reste pas seulement des mélodies dans la tête, mais aussi des réflexions sur nos propres origines et liens culturels. Michellar n’a pas simplement sorti un EP elle a tendu un pont culturel, offert une boussole spirituelle et ouvert une piste de danse, le tout à la fois. Son art ne semble pas juste nouveau, mais nécessaire. Avec ce projet, elle s’impose comme une voix mondiale, profondément enracinée dans la terre de ses ancêtres. Ce n’est pas un début c’est une déclaration.
écrivain: Charles










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