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Critique de l’album : Wayward Path par Duane Hoover

  • Photo du rédacteur: CHARLES
    CHARLES
  • 25 avr. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 mai 2025


Wayward Path”, le nouvel album de Duane Hoover, musicien originaire d’Atlanta, est un voyage audacieux et vibrant à travers les strates changeantes de l’histoire du rock — non pas comme un objet figé dans le temps, mais comme une matière vivante et pulsante. Avec un pied solidement ancré dans l’ère de la British Invasion et l’autre dans l’énergie brute du punk, Hoover crée un disque qui rend hommage sans jamais sombrer dans l’imitation. Son amour profond pour des artistes comme The Kinks, The Who, Buddy Holly ou Nick Lowe traverse chaque morceau, mais ce qui distingue véritablement cet album, c’est sa capacité à transformer ces influences en une œuvre profondément personnelle. Dès la première piste, “Sorrow”, Hoover donne le ton. Interprété à l’origine par The Merseybeats puis repris par David Bowie, ce classique est ici propulsé dans une autre dimension. Enregistrée sur bande analogique 2 pouces pour une texture sonore authentique, la version de Hoover déborde d’énergie : roulements de batterie à la Keith Moon, accords puissants inspirés de Pete Townshend, et des chœurs vocaux pleins de nuances.


Une chanson brève mais percutante, qui annonce une suite pleine de promesses.

Il enchaîne avec “Jennifer Juniper”, qu’il arrache à la douceur folk de Donovan pour en faire un morceau punk survitaminé. Exit la délicatesse, place à une agressivité assumée dans la veine de The Who. Le troisième titre du triptyque d’ouverture, “Go Away from My World” (de Marianne Faithfull), s’habille d’une aura psychédélique et vaporeuse, rappelant les ambiances oniriques du Revolver des Beatles, avec des harmonies flottantes et une production texturée. Les compositions originales de Hoover n’ont rien à envier aux reprises. “It’s a Different World” déborde de guitares nerveuses et d’un charme espiègle, un hymne accrocheur qui relie l’attitude punk des années 70 à la sensibilité mélodique du musicien. “Come On” brille d’un éclat psychédélique subtil, tandis que “Over the Years” emprunte au rock-pop optimiste, équilibrant des “la-la-la” enjoués avec une énergie à la Yardbirds.




Hoover s’aventure aussi du côté de l’Amérique profonde avec sa reprise de “Dreaming My Dreams with You” de Waylon Jennings, qu’il réinvente dans une veine rock de cœur et d’asphalte. Sa version cowpunk de “Fool’s Paradise” de Buddy Holly, ainsi que ses reprises de “It’s Cold Outside” de The Choir et “Wishing Well” de Nick Lowe, démontrent sa capacité à remodeler l’ancien avec audace et sensibilité. L’album se clôt sur “All Over Again”, une fusion exaltante entre la puissance mélodique de The Who et l’intensité brute de The Clash. Hoover y livre une performance fiévreuse, pleine de joie contagieuse. Ce morceau synthétise à lui seul l’esprit de “Wayward Path”. Plutôt que de s’appuyer sur une esthétique rétro, Duane Hoover l’utilise comme tremplin. “Wayward Path” est un disque de réinvention, de liberté créative et de célébration sonore. C’est une preuve éclatante que l’âme du rock n’appartient pas au passé — elle continue d’évoluer, et Hoover en est l’un des guides les plus inspirés.




écrivain: Charles

 
 
 

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